25 août 2006
Le Monde et le Figaro sortent leurs gratuits
N'est-ce pas dévaloriser l'information que de la rendre gratuite ? N'est-ce pas induire que le journalisme n'apporte aucune plus-value ? Rénoncer à la diffusion payante, c'est préparer le terrain d'une uniformité mortelle pour l'information"
C'est par ces mots que Le Monde accueillant en 2002 l'arrivée des premiers quotidiens nationaux en France, 20 minutes et Métro.
Aujourd'hui, les choses ont sans doute bien changé. Nombreux quotidiens subissent des pertes importantes malgré leurs bonnes ventes : France-Soir a dû abandonner le journalisme pour ne pas coûler, Libération perd des centaines de milliers d'euros tous les jours, L'humanité est au bord du gouffre. Internet a fait très mal à la presse écrite plusieurs journaux payants semblent avoir fait une croix sur les valeurs pour devenir réaliste. Si les journaux veulent survivre, ils doivent être lus, il doivent être plus lus qu'ils ne le sont aujourd'hui.
Depuis des siècles, être payant était le minimum des gages de qualités pour un journal. Longtemps les journaux gratuits on été considérés comme des simples copier-coller des dépêches AFP et pourtant, aujourd'hui, force est de constater que ces journaux ont renforcé leurs rédactions et font véritablement du journalisme;,,certes bas de gamme, mais du journalisme.
Après l'apparition récente de Direct-Soir, un nouveau gratuit du Groupe Bolloré, les bouches de métro vont très prochainement être bien garnies avec 20 Minutes, Métro et le gratuit du Monde le matin (à noter que l'édition payante est publiée le soir) et Direct-Soir et le gratuit du Figaro le soir.
Si l'augmentation des recettes publicitaires en passant à un quotidien gratuit ne fait nulle doute, la question la plus importante et qui va devenir déterminante dans le monde de la presse du XXIème siècle est la suivante : La qualité n'est elle forcement synonyme que de journal payant ?
En effet, les grandes chaînes de télévision sont gratuites. Est-ce que TF1 parce qu'elle gratuite ne fait pas un travail de qualité ? Bon c'est un mauvais exemple, mais le principe est là.
Le monde de la télévision connaît des chaînes gratuites et des chaînes payante et ce n'est pas cette différence qui fixe le critère de qualité.
Mon avis est que dans un avenir proche, les journaux seront tous ou presque des journaux gratuits, y compris les journaux références. Ils auront certes des suppléments payants, mais l'information de base deviendra gratuite. C'est inévitable, comment peuvent-ils lutter contre la vitesse et la gratuité d'internet ?
En tout cas, ces deux nouveaux journaux devraient apparaître très prochainement à la sortie du métro. A suivre...
24 août 2006
Cauet présente Guts ou Guts présente Cauet ?
Après les émissions de radio, les émissions de télé, les sandwichs, les singles, un nouveau produit Cauet voyait le jour il y a quelques semaines, Guts. Un nouveau magazine dont Cauet est le directeur éditorial avec un contenu clair : des grosses voitures, des filles en bikini, du sport, des défis... et Cauet à toutes les pages.
Son émission, "La méthode Cauet" et les invités ne sont qu'un prétexte pour que Cauet se mette en "valeur" avec ses pitreries, mais là, ce n'est que mon avis. Par contre, la Commission paritaires des publications et agences de presse a elle estimé que Guts n'était qu'une opération d'auto-promotion de l'omniprésent Cauet. La commission a ainsi refusé d'attribuer au magazine un numéro de parution lui permettant de bénéficier d'alllègements fiscaux ainsi que de tarifs postaux préférentiels. Pour que Guts devienne rentable, selon Le Monde, il devra non plus se vendre au moins à 180 000 exemplaires mais à 220 000 exemplaires.
Le magazine devra présenter un nouveau dossier devant cette commission en septembre mais d'ici là, on devrait dès après moins voir Cauet dans ce magazine avec simplement une interview par numéro.
Télérama change de formule le 27 septembre
Après plusieurs quotidiens, c'est au tour de Télérama de faire peau neuve pour la rentrée. Le magazine culturel crée en 1947 changera donc de formule le 27 septembre. Les lignes directrices de ce changements sont la fidélité à ce qu'est le magazine avec cependant un contenu plus organisé, plus structuré et une montée en gamme.
Selon le directeur de publication, Bruno Patino, la lecture du magazine se fera désormais de la façon suivante : une première partie raconte, une deuxième critique et la troisième oriente.
Le design du magazine sera modofié et le logo subira un petit lifting. Le dernier changement de formule remonte à six ans.
Télérama est le magazine culturel le plus vendu en France mais perd des lecteurs depuis plusieurs années. Ce changement de formule sera accompagné d'un remaniement total du site internet et de leur web radio.