20 juillet 2006
L'enfant
Réalisé par Jean-Pierre Dardenne, Luc Dardenne, avec Jérémie Renier, Déborah François, Jérémie Segard
L'histoire : Bruno, 20 ans, et Sonia, 18 ans, vivent de l'allocation perçue par la jeune fille et des larcins commis par le garçon et sa bande. Sonia vient de donner naissance à Jimmy, leur enfant. L'insouciant Bruno doit alors apprendre à devenir père, lui qui jusqu'alors ne se préoccupait que de l'instant présent.
Critique
: Ce film est surtout axé sur le personnage du garçon qui devient père
mais qui n'est absolument pas prêt à le devenir. On assiste dans ce
film à l'errance d'un gamin qui doit devenir un homme mais qui en est
incapable. Tout au long du film, on le suit dans sa vie totalement
vide. Les frères Dardenne peignent avec talent le Germinal moderne où
la misère qui nous pousse des choses horribles. Dans sa vie transformée
en survie, le héros est complètement aliéné, ne se rendant même pas
compte de sa propre misère, lutte contre la faim et le besoin d'argent
en volant, en vendant tout ce qu'il peut...même ce qui est invendable.
Un très bon film même si la Palme d'Or est peu être excessive.
Lord of war
Réalisé par Andrew Niccol, avec Nicolas Cage, Ethan Hawke, Jared Leto
L'histoire
: Né en Ukraine avant l'effondrement du bloc soviétique, Yuri arrive
aux Etats-Unis avec ses parents. Il se fait passer pour un émigrant
juif...
Audacieux et fin négociateur, il se fait une place dans le
trafic d'armes. Les énormes sommes d'argent qu'il gagne lui permettent
aussi de conquérir celle qui l'a toujours fasciné, la belle Ava.
Parallèlement
à cette vie de mari et de père idéal, Yuri devient l'un des plus gros
vendeurs d'armes clandestins du monde. Utilisant ses relations à l'Est,
il multiplie les coups toujours plus risqués, mais parvient chaque fois
à échapper à Jack Valentine, l'agent d'Interpol qui le pourchasse.
Des
luxueux immeubles new-yorkais aux palais des dictateurs africains, Yuri
joue de plus en plus gros. Convaincu de sa chance, il poursuit sa
double vie explosive, jusqu'à ce que le destin et sa conscience le
rattrapent...
Critique : Voilà un film bizarre. On ne s'ennuie pas. On n'est pas en pleine immersion. On contemple simplement la vie immorale d'un homme qui vend des armes comme il vendrait des brosses à dents sans se soucier des conséquences. L'action du film est intéressante, mais cela manque un peu de dynamisme de par la voix-off qui rythme un peu mollement le film . On voit cet homme qui ne doute pas de l'intérêt de son acte, sans vraiment se poser les bonnes questions, mais le film n'est pas assez édifiant ni assez dénonciateur pour sentir la rage s'emparer de nous à la sortie du cinéma. Il ne manque pas grand-chose pour faire de ce film un bon film.
Marock
Réalisé par Leïla Marrakchi avec, Morjana Alaoui, Matthieu Boujenah
L'histoire : Casablanca, l'année du bac. L'insouciance de la jeunesse dorée marocaine et tous ses excès...
Critique : C'est une petite déception même si je n'attendais pas un chef-d'oeuvre. Pour un film, la réalisatrice fait preuve d'une intéressante sensibilité dans la manière de mettre en valeur cette jeunesse que rien n'arrête ou presque. Le film est assez drôle, on découvre une jeunesse orientale très proche de notre jeunesse, de par sa façon de vivre, sa culture. S'ajoute simplement le rôle prédominant de la religion. Mais on tombe hélas dans les éternels problèmes de religions quand une fille arabe tombe amoureuse d'un garçon juif. On ne s'ennuie pas, mais le film tourne en rond, il ne se passe pas grand-chose. Si bien que le film ne laisse pas un souvenir impérissable.
Match Point
Réalisé par Woody Allen, avec Jonathan Rhys-Meyers, Scarlett Johansson, Emily Mortimer
L'histoire
: Jeune prof de tennis issu d'un milieu modeste, Chris Wilton se fait
embaucher dans un club huppé des beaux quartiers de Londres. Il ne
tarde pas à sympathiser avec Tom Hewett, un jeune homme de la haute
société avec qui il partage sa passion pour l'opéra.
Très vite,
Chris fréquente régulièrement les Hewett et séduit Chloe, la soeur de
Tom. Alors qu'il s'apprête à l'épouser et qu'il voit sa situation
sociale se métamorphoser, il fait la connaissance de la ravissante
fiancée de Tom, Nola Rice, une jeune Américaine venue tenter sa chance
comme comédienne en Angleterre...
Critique : Excellent. J'avais un peu peur du style très décalé habituellement des films de Woody Allen, mais là ça n'a rien à voir avec ce qu'il a fait avant. La rupture est totale et totalement réussie. La réalisation est superbe. Face aux doutes du héros qui se marie avec une fille de bonne famille avec une vie parfaite certes, mais peu être trop parfaite. Scarlett Johansson en tentatrice malheureuse est très émouvante. On se laisse vraiment prendre par le suspens insoutenable comment rarement j'ai vu ça dans un film. La curieuse impression que rien ne peut arriver au héros est envoûtante tout en se disant qu'à chaque seconde, la chance peut tourner. Je ne peux que le recommander à tous les cinéphiles qui ne l'ont pas vu.
Million Dollar Baby
Réalisé par Clint eastwood avec Clint Eastwood, Morgan Freeman, Hilary Swank
L'histoire
: Rejeté depuis longtemps par sa fille, l'entraîneur Frankie Dunn s'est
replié sur lui-même et vit dans un désert affectif, en évitant toute
relation qui pourrait accroître sa douleur et sa culpabilité.
Le
jour où Maggie Fitzgerald, 31 ans, pousse la porte de son gymnase à la
recherche d'un coach, elle n'amène pas seulement avec elle sa jeunesse
et sa force, mais aussi une histoire jalonnée d'épreuves et une
exigence, vitale et urgente : monter sur le ring, entraînée par
Frankie, et enfin concrétiser le rêve d'une vie.
Après avoir
repoussé plusieurs fois sa demande, Frankie se laisse convaincre par
l'inflexible détermination de la jeune femme. Une relation mouvementée,
tour à tour stimulante et exaspérante, se noue entre eux, au fil de
laquelle Maggie et l'entraîneur se découvrent une communauté d'esprit
et une complicité inattendues...
Critique : J'ai souvent du mal à apprécier un film dont on parle trop en bien avant sa sortie. Je pars presque systématiquement à contre-pied en me disant que c'est sans doute beaucoup moins bien que ce que l'on en dit. Mais force est de constater que ce film est surprenant en bien des points. L'histoire de cette boxeuse qui veut être entraîné à tout prix par Clint Eastwood est émouvante. Hilary Swank est phénoménale tant elle montre la détermination sans faille de son personnage. Les deux autres acteurs principaux sont excellents comme toujours et le film qui s'annonce comme un Rocky 5 pendant la moitié du film prend une tournure dramatique d'une intensité et d'une beauté rare. En commençant cette critique, je voulais dire que ce film ne méritait pas autant de louanges, mais peut être que si en fin de comptes...
Munich
Réalisé par Steven Spielberg, avec Eric Bana, Daniel Craig, Ciaran Hinds
L'histoire : Après la prise d'otage de sportifs isräéliens durant les J.O de Munich par des palestiniens, le Hammas isräélien engage un groupe d'hommes pour tuer un par un tous les membres du commando de Munich.
Critique
: Très curieuse impression après ce film avec beaucoup de sentiments
contrastés. Tout d'abord le film est assez long, 2h40, mais pour
raconter une telle histoire, faire dans la durée était complètement
nécessaire. D'autre part le film comporte de nombreuses qualités, une
réalisation superbe, des bruitages à faire bondir comme jamais, un
acteur principal bouleversant et le travail impressionnant qui a été
fait pour reconstituer Paris et New York comme à l'époque est
impressionnant. Je ne connais pas hélas la part de fiction dans cette
histoire donc je ne peux apprécier le travail d'écriture mais cela m'a
donné envie de m'y intéresser.
A la sortie de ce film, le sentiment
principal qui m'habite, c'est un sentiment de dégoût pour l'être
humain. C'est épuisant de ce dire que tout ceci n'en finira jamais. Au
fil du film, le héros se rend bien compte de l'absurdité de sa mission
puisque tous ceux qu'ils tuent sont remplacés par d'autres personnes et
c'est un combat sans fin. Son chef de mission lui dit que tout ce
travail est nécessaire pour construire la paix. Mais non, on ne
construit pas la paix dans le sang, la vengeance et le meurtre. Ce film
m'a donné le cafard en fait. J’en ai marre d'être un humain au même
titre que tous ces gens qui se battent depuis des siècles pour des
utopies.
Saw II
Réalisé par Darren Lyn Bousman, avec Donnie Wahlberg, Shawnee Smith, Tobin Bell
L'histoire : Chargé de l'enquête autour d'une mort sanglante, l'Inspecteur Eric Mason est persuadé que le crime est l'oeuvre du redoutable Jigsaw, un criminel machiavélique qui impose à ses victimes des choix auxquels personne ne souhaite jamais être confronté. Cette fois-ci, ce ne sont plus deux mais huit personnes qui ont été piégées par Jigsaw...
Critique : Autant j'avais vraiment aimé Saw autant ce deuxième film est pour moi vraiment très mauvais. Tous les ingrédients qui faisait la qualité du 1 ne sont plus là. L'effet de surprise est gâché. Le discours moralisateur que rabâche le tueur tout le long du film est lourd et le film ne prend pas le temps de nous laisser rentrer dans les personnages. Dans le 1, on découvrait en même temps que les deux victimes toute la trame de l'histoire et le suspens était bien gardés. Ici, tout est déjà mâché, on est juste agacé par les personnages caricaturaux et le côté frisson manque à l'appel. Je ne suis pas un grand adepte des films d'horreur, mais ce n'est pas Saw II qui va m'inciter à le devenir.
Syriana
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Réalisé par Stephen Gaghan, avec George Clooney, Matt Damon, Jeffrey Wright
L'histoire
: L'héritier du trône d'un émirat arabe, le Prince Nasir, réformiste et
progressiste, décide d'accorder les droits de forage de gaz naturel à
une compagnie chinoise, au détriment du géant texan Connex Oil.
Connex
rachète alors la petite compagnie Killen, une fusion qui attire
l'attention du Ministère de la Justice à Washington. Benett Holiday,
ambitieux avocat du cabinet Sloan Whiting, veille au bon déroulement de
cette opération douteuse.
Bob Barnes, vétéran de la CIA qui se préparait à "pantoufler", se voit proposer une dernière mission : éliminer le prince Nasir.
Bryan
Woodman, expert en ressources énergétiques, se rend à un gala organisé
par le Prince Nasir. Son jeune fils meurt accidentellement lors de
cette soirée.
Ces événements auront une incidence directe sur la vie d'un jeune ouvrier pakistanais de la Connex.
Critique : Insupportable ! Autant j'aime bien les films dénonciateurs quand c'est bien fait autant là c'est très désagréable. Pourtant le sujet est très intéressant, les acteurs sont bons, mais c'est tellement mal traité. C'est le genre de film en kit que je n'aime. On nous donne des histoires qui s'entremêlent, des conflits d'intérêts, des morceaux de scènes, des ellipses, des enjeux financiers et c'est à nous de nous débrouiller pour remettre tout ça en ordre et à comprendre. Je pensais être le seul à n'avoir pas compris ce film, ça me rassure de voir que la presse n'est pas très élogieuse.
The Island

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Réalisé par Michael Bay, avec Ewan McGregor, Scarlett Johansson, Djimon Houns
L'histoire : D'ici quelques décennies...
Lincoln
Six-Echo et sa camarade Jordan Two-Delta font partie des centaines de
Produits d'une immense colonie souterraine où la vie est étroitement
surveillée et régie par des codes très stricts. Le seul espoir
d'échapper à cet univers stérile est d'être sélectionné pour un
transfert sur "l'Île". A en croire les dirigeants de la colonie, l'Île
serait le dernier territoire à avoir échappé à la catastrophe
écologique qui ravagea notre planète quelques années auparavant et en
rendit l'atmosphère à jamais irrespirable...
Lincoln, comme la
totalité de ses congénères, a longtemps cru à ce paradis. Mais depuis
quelque temps, des cauchemars récurrents troublent ses nuits, et le
jeune homme commence à s'interroger sur le sens de sa vie et les
restrictions faites à sa liberté.
Poussé par une curiosité tenace, Lincoln découvre bientôt l'atroce vérité...
Critique : Je m'attendais à un film de science-fiction intéressant avec un scénario original. Au final, voilà un vulgaire film d'action d'un niveau déplorable. Ce qu'on peut prendre au début pour une approche assez esthétique de la réalisation est complètement gaché par un excès d'effets de caméras qui deviennent vie agaçant. Ce film est également une immense campagne de pub pour au total une quinzaine de marques que l'on nous impose tout au long du film : des chaussures Puma, à la Chrysler en passant par Xbox, Msn, Nokia, Calvin Klein...c'est insupportable. Il n'y qu'une démarche commerciale derrière ce film et cela dénature le septième art. Les courses poursuites sont longuettes et répétitves, les acteurs jouent mal, le scénario tourne vite en rond alors que le thème était pourtant intéressant. Un film très mauvais mais qui aura au moins le mérite de me donner envie de faire la critique de vrais films d'anticipation qui m'ont plus.
Toute la beauté du monde
Réalisé par Marc Esposito, avec Marc Lavoine, Zoé Félix, Jean-Pierre Darroussin
L'histoire : L'histoire d'un couple, Franck et Tina. Il l'aime, mais elle ne peut pas l'aimer : l'homme de sa vie vient de mourir, elle est en pleine dépression. Lors d'un voyage en Asie où Tina tente de reprendre goût à la vie, Franck s'impose en douceur comme un guide, un compagnon de voyage, bientôt comme un ami... Tina finira-t-elle par aimer Franck ?
Critique : Après "Le coeur des hommes" réalisé également par Marc Esposito, avec également ces trois acteurs, j'espérais d'une part retrouver la qualité des dialogues, mais je craignais également d'être déçu par ce film auquel il manquerait toute l'amitié masculine si drôle du coeur des hommes. Au final, c'est une très bonne surprise. On ne voit pas le temps passer dans ce film où le personnage de Marc Lavoine en stakhanoviste de l'amour s'accroche à son grand amour, une femme dont le mari est mort dans un accident de la route. Ils se retrouvent dans un décor fabuleux, en Indonésie. Ces paysages merveilleux rythment le film d'une très belle manière et l'on regarde avec plaisir cet homme qui s'accroche à une femme qui s'accroche au seul homme de sa vie, qui est mort. De l'humour, de l'amour, des dialogues de qualité dans un décor de rêve une très belle histoire d'amour moderne. Une question nous est posée, ne peut-on avoir qu'un seul grand amour dans une vie ?








