28 août 2006
Ils
Réalisé par Xavier Paru et Davis Moreau II, avec Olivia Bonamy et Michaël Cohen
L'histoire : Lucas et Clémentine, un couple trentenaire expatrié en Roumanie, habite depuis peu une maison isolée en banlieue de Bucarest. Elle, professeur de Français, lui, romancier, vivent un bonheur paisible... Pourtant, un soir, dans leur maison, tout va basculer... La pluie battante fait rage à l'extérieur... Le téléphone retentit, des voix lointaines au bout du fil... incompréhensibles. Le couple n'est pas seul... Le cauchemar commence... ILS sont là...
Critique : On n'échappera à la comparaison au Projet Blair Witch tant les points de comparaisons sont nombreux. C'était un film filmé façon documentaire pour faire croire qu'il était vrai, et l'on ne voyait rien de choses qui faisait tant peur aux héros dans cette forêt. Ici les deux personnages de ce film au rythme très lent sont attaqués chez eux par des gens dont on n'ignore tout. On ne les voit pas et c'est là la réussite de ce film d'horreur, devant le film on a peur pour eux surtout parce qu'on ne sait pas de quoi on a peur. L'autre point fort de ce film réside dans la gestion du suspens. Les scènes-frisson sont très longues, très calmes, si bien que la tension est permanente. On est loin des clichés des films d'horreur américain avec la bimbo blonde qui hurle à la mort ou encore un bruit à vous glacer le sang provoquer par un chat érant.
Non, là c'est un film d'horreur de qualité avec des acteurs très bons qui rendent l'histoire crédible. On souffre avec eux durant cette lutte en pleine nuit contre des inconnus qui s'en prennent à eux.
J'allais dire que la France avait enfin un film d'horreur réussi, après le mauvais Promenons-nous dans les bois... Hélàs, la fin brusque et inachevée laisse un goût amer à la fin de ce film d'1h18 seulement.
10 août 2006
A History of Violence
Réalisé par David Cronenberg, avec Viggo Mortensen, Maria Bello, Ed Harris
L'histoire : Tom Stall, un père de famille à la vie paisiblement tranquille, abat dans un réflexe de légitime défense son agresseur dans un restaurant. Il devient alors un personnage médiatique, dont l'existence est dorénavant connue du grand public...
Critique : Sublime film de David Cronenberg. Ce film est basé sur la question suivante: Connaît-on vraiment les gens avec lesquels on vit ? Héros malgré lui du braquage de son bar, le personnage de Viggo Mortensen devient célèbre quand débarque en ville un homme plutôt louche qui dit le connaître sous un autre nom et non en tant que barman mais en tueur professionnel. Toute la famille du héros s'interroge alors sur la vraie personnalité du père du famille sans histoire. La réalisation est fabuleuse. Cronenberg maîtrise de manière prodigieuse la violence de ce film. Il n'y a que 3 scènes de violence et tout le reste du temps, cette violence est contenue. Mais la violence que l'on croit voir dans les yeux du héros fait plus peur que les scènes violentes elles-mêmes. Le travail réalisé par Cronenberg et Mortensen est remarquable. Un film vraiment sublime.
08 août 2006
American History X

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Réalisé par Tony Kaye, avec Edward Norton, Edward Furlong, Elliott Gould
L'histoire :
A travers l'histoire d'une famille américaine, ce film tente
d'expliquer l'origine du racisme et de l'extrémisme aux États-Unis. Il
raconte l'histoire de Derek, qui voulant venger la mort de son père,
abattu par un dealer noir, a épouse les thèses racistes d'un
groupuscule de militants d'extrême droite et s'est mis au service de
son leader, brutal théoricien prônant la suprématie de la race blanche.
Ces théories le mèneront a commettre un double meurtre entraînant son
jeune frère, Danny, dans la spirale de la haine.
Critique
: C'est l'un de mes films préférés. D'une part parce que l'idée de ce
film est intéressante car peu représentée au cinéma. On y découvre un
jeune homme perdu qui développe une haine profonde pour tous les
non-blancs au sein d'un groupe néonazi. La grande qualité de ce film
réside dans la réalisation. Les flash-back dans un très beau
noir-et-blanc rythme parfaitement le chemin qui mène le héros aux
enfers et la remontée. On suit ainsi le parcours bouleversant du
personnage d'Edward Norton, qui est exceptionnel dans ce film, et ses
remises en cause pour ensuite pouvoir répondre à cette question qui
résume tout le film : Est-ce qu'il a fait en tant que néo-nazi lui a
donné une vie meilleure ?
Certes, la démarche peu sembler "facile" ,
le film un peu manichéen également et la thèse antiracisme n'est pas
très étayée mais la morale est pourtant assez touchante : Tous nos
actes ont des conséquences et on doit les assumer tôt ou tard, même si
on les regrette. Au-delà des critiques que l'on peut faire, c'est un
film de qualité, avec d'excellents acteurs, une histoire intéressante
et émouvante et l’on passe un excellent moment.
07 août 2006
Appellez-moi Kubrick
Réalisé par brian W. Cook, avec John Malkovich, Marc Warren, Jim Davidson
L'histoire
: Pendant des mois, Alan Conway, un parfait inconnu, s'est fait passer
pour l'un des plus grands réalisateurs de tous les temps, Stanley
Kubrick. Conway ne connaissait rien du cinéaste ni de ses films, mais
cela ne l'a pas empêché d'user et d'abuser de la crédulité de ceux qui
pensaient approcher le réalisateur aussi mythique que discret.
Hilarante,
pathétique, incroyable et pourtant authentique, voici la fascinante
fable de l'imposteur, du génie et de la célébrité...
Critique :Le plus étonnant et le plus incroyable dans cette histoire, c'est qu'elle est vraie. Un homme s'est fait passer pour Stanley Kubrick pour arnaquer des gens crédules. Tous ces qui pro quo sont assez réussis, mais le côté précieux du personnage principal est un peu agaçant à la longue. C'est drôle parfois, lourd souvent mais l'autre avantage que j'ai trouvé dans ce film, c'est le fait de l'avoir vu durant une vraie avant-première, un mois et demi avant sa sortie en salle, avec en plus John Malkovich pendant une bonne demie heure avec lequel on a pu discuter, malgré ça, ce n'est pas un film qui restera gravé dans ma mémoire...
06 août 2006
Collision

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Réalisé par Paul Haggis, avec Sandra Bullock, Don Cheadle, Matt Dillon
L'histoire : Deux
voleurs de voitures. Un serrurier mexicain. Deux inspecteurs de police
qui sont aussi amants. Une femme au foyer et son mari, district
attorney. Tous vivent à Los Angeles. Eux et beaucoup d'autres ne se
connaissent pas, leurs vies n'auraient jamais dû se croiser.
Pourtant,
dans les prochaines 36 heures, leurs destins vont se rencontrer,
révélant ce que chacun voulait cacher ou ne pas voir...
Critique :
Extraordinaire ! Certes, pour apprécier ce film, il faut accepter le
fait que cela soit assez irréaliste comme déroulement mais une fois
passé ça et une fois qu'on a compris que les situations crées dans ce
film, ne servent qu'à poser des questions, c'est un régal. Je suis
heureux qu'un film pose enfin les bonnes questions. Celles que nous
rencontrons tous au quotidien. Tous les préjugés qui nous trahissent.
Ce film n'apporte pas de réponses, simplement, il nous met face à nous
même. Instinctivement, on a tendance à se faire une opinion rapide sur
les personnages, bonne ou mauvaise, mais le réalisateur nous montre
dans ce film, volontairement que la première impression 'est pas
toujours la bonne. On a tous tellement peur des autres aujourd'hui
qu'on fini par ne plus les connaître. Cet alignement de situation où
les préjugés sont au coeur du problème nous met également face à
l'évidence que ce problème semble insoluble. La réalisation et la vie
des personnages de ce film est particulièrement touchante. La musique
est également particulièrement en connection avec l'émotion du film.
C'est vraiment un film à voir. Pour ma part, je vais le regarder à
nouveau dès ce soir.
05 août 2006
De battre mon coeur s'est arrêté
Réalisé par Jacques Audiard, avec Romain Duris, Niels Arestrup, Emmanuelle Devos
L'histoire
: A 28 ans, Tom semble marcher sur les traces de son père dans
l'immobilier véreux. Mais une rencontre fortuite le pousse à croire
qu'il pourrait être le pianiste concertiste de talent qu'il rêvait de
devenir, à l'image de sa mère.
Sans cesser ses activités, il tente de préparer une audition.
Critique : Mon souvenir de ce film est un peu flou, mais je me souviens très clairement d'avoir passé avec ce film un excellent moment. En suivant le héros, on observe Romain Duris faire qui tente de réussir ce qui lui résistait jusque-là, la musique. Il est impressionnant. Il lutte contre l'extérieur, contre lui-même et nous transporte avec lui. Ce qui m'a marqué dans ce film, c'est presque exclusivement la performance d'acteur de Romain Duris. Le film en lui-même est également très bon. Il dégage de par son rythme une énergie incroyable et cette fixation sur le héros est enivrante. A voir absolument.
04 août 2006
Douches froides
Réalisé par Antony Cordier, avec Johan Libéreau, Salomé Stévenin, Jean-Philippe Ecoffey
L'histoire
: A 17 ans, Mickael est capitaine de l'équipe de judo et prépare le
bac. Tout irait bien si sa famille n'avait pas des problèmes d'argent
chroniques. Et surtout s'il n'était pas étrangement tenté de partager
sa petite amie, Vanessa, avec Clément, nouvellement débarqué, dont le
père est devenu le sponsor de l'équipe.
Critique
: Très bonne surprise pour ce film d'un jeune réalisateur qui met en
scène avec beaucoup de sensibilité trois très bons acteurs dans cette
histoire où se mêle et s'emmêle passion, amour et sexualité dans la
tête d'un adolescent. Malgré un personnage peu expressif, on ressent
les questions qu'il se pose et le réalisateur met très bien e valeur
l'incompréhension qui règne dans la tête de ce jeune garçon. tout ceci
est fait avec pudeur et délicatesse, bien loin des films pour ados à
l'américaine où il n'est question que de sexe à travers des situations
comiques.
Une bonne surprise avec trois acteurs à suivre et un réalisateur à retenir.
03 août 2006
Entre ses mains
Réalisé par Anne Fontaine, avec Isabelle Carré, Benoît Poelvoorde, Jonathan Zaccaï
L'histoire : Claire, 30 ans, une mère de famille heureuse, travaillant dans une compagnie d'assuranc rencontre par son travail Laurent, un vétérinaire. C'est un homme mystérieux par lequel elle est attirée sans savoir pourquoi. Mais elle ne peut s'empêcher de penser au tueur en série qui rode dans la région.
Critique : J'avais trouvé le résume du film plutôt intéressant, et au final, c'est une déception. La réalisation es inachevée, on ne fait que survoler un thème qui aurait être plus angoissant et plus travaillé en profondeur. De plus, même si Poelvoorde réussit son rôle puisque son but est d'être énigmatique, je trouve que cela manque de naturel, on n'a jamais ce genre de discussions dans la vie. On ne rentre pas dans le film car tous les sentiments sont des sentiments de surface.
02 août 2006
Fauteuils d'orchestre
Réalisé Danièle Thompson, avec Cécile de France, Albert Dupontel, Valéire Lemercier
L'histoire
: Une actrice populaire mais rêvant de cinéma intimiste, un pianiste
surdoué qui rêve de jouer devant un public ignorant et naïf, un
collectionneur qui vend en un soir toute l'oeuvre de sa vie, une jeune
provinciale qui tente sa chance à Paris, car sa grand mère lui a dit :
"je n'avais pas les moyens de vivre dans le luxe, alors j'ai décidé d'y
travailler."
Tous ces personnages et leurs compagnons vont se
croiser et se retrouver le temps d'une soirée au Café des Théâtres, où
ils viendront soigner leur névrose devant un café ou un "tartare
frites".
Critique : Je ressors de l'avant-première, avec en prime, Cécile de France, Danièle Thompson, son fils, Dani, et Sidney Polak !
Le
problème des avant-premières c'est que notre jugement est facilement
manipulé. On nous l'annonce comme un grand film, l'effet de foule, rend
les gags plus drôles etc... Du coup j'ai pris volontairement le
contre-pied de tout ça en me disant volontairement que le film n'était
pas bon. Et pourtant, au fil du film, ça marche. Les acteurs sont
vraiment excellents ! Je n'en trouve pas un seul qui aurait pu être
remplacé par quelqu'un de mieux. Les textes sonnent vraiment justes,
c'est très intelligent comme manière de réaliser. C'est un film sur la
société, au coeur de l'Avenue Montaigne à Paris.
Ma leçon, c'est que
la vie est une grande salle de spectacle, il y a de la place pour tout
le monde, chacun a son idée de la place idéale, tout le monde veut
toujours une meilleure place que la sienne. Ceux qui sont sur scène
voudraient être dans la masse. Ceux qui sont devant voudraient être
plus loin de la scène, ceux qui sont derrière voudraient être plus
près.
On passe vraiment un très bon moment aux côtés de la naïve
et provinciale Cécile de France qui débarque dans la haute société de
Paris les deux pieds dans le plat, et pourtant le contact se noue très
naturellement, avec ces gens "importants" qui sont tellement vrais.
Un film réussi, drôle, intelligent et beau.
31 juillet 2006
Good night, and good luck
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Réalisé par George Clooney, avec David Strathairn, George Clooney, Robert Downey Jr.
L'histoire : Comment, dans les années 50, Edward R. Murrow, le présentateur du journal télévisé de CBS de l'époque, et le producteur Fred Friendly contribuèrent à la chute du sénateur Joseph McCarthy, à l'origine de la tristement célèbre chasse aux sorcières.
Critique : Ce film tout en noir et blanc est la deuxième réalisation de George Clooney est c'est plutôt bien traité. Il relate le combat des journalistes de CBS durant la chasse aux communistes menée par McCarthy. Ce combat pour la liberté mais également pour la liberté d'expression est très bien mené par le héros qui ne se laisse pas démonter par les pressions très fortes à l'époque de la Guerre Froide où tout contact avec les communistes était condamné. Le film manque un peu de panache dans la lutte menée, mais il est en même temps, bloqué par la réalité des évènements. Un film plutôt bon, politique est engagé qui critique en fait l'attitude des médias américains durant la guerre en Irak qui ne posaient absolument pas les bonnes questions et qui n'ont ainsi pas joué leur rôle.







